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Weekend Trail Guidel

Publié le par adrenaline2fr.over-blog.fr

Alors alors les amis,

 

Vous avez manqué un concept super sympa, avec des orgas déjantés comme on aime.

 

Arrivés non sans mal au camping de Guidel Plages vers 22h (le vent avait déjà commencé son travail de sape et éparpillé le balisage), la première mission commence : montage de la toile de tente.

23 Octobre, 22h, nuit, vent et température fraîche, les conditions sont optimales pour passer la nuit en toile !!!!

 

               

 

Heureusement, mon compère a prévu ce qu'il faut pour optimiser le confort : ballatum pour isoler du sol, couverture au sol dans la tente et éclairage haut de gamme. Pour le reste, un bon duvet faisait l'affaire.

 

 

Petit tour rapide des installations de l'organisation avant d'aller au lit, et nous sommes épatés du matos préparé. Il a dû en falloir du bénévole...

 

Une nuit...bretonne ?

 

3h du matin, une heure à sortir une voile dehors, mais pas le bout du nez de la tente. Les rafales la secouent et nous promettent une journée difficile. On a déjà l'oeil ouvert, et la fin de nuit sera très hachée. Boules Quiès indispensables car le souffle dans les branches de tamaris nous offre une musique continue assez désagréable !

 

7h : à l'attaque !

 

La première étape démarre à 9h30, et nous sommes les premiers au petit déj. On se dit que le barnum va s'envoler. Ca tremble de partout, ça tinte dans tous les sens. Les bénévoles aussi ont des petits yeux. Un thé, du gâteau sport maison et on repart au chaud, enfin à l'abris du vent, pour se préparer. Il ne pleut pas, c'est toujours ça. Mais le choix de la tenue de course est compliqué. Pleuvra, pleuvra pas ?

 

 

9h-9h15, des trombes d'eau et du vent sur la ligne de départ ! Misère noire. Et on part pour 20 bornes...

 

                               

 

Et puis, comme par magie, comme souvent en Bretagne aussi, le temps change en une fraction de seconde. J'emmène quand même la veste de pluie au cas où.

Nous sommes un quarantaine sur la ligne de départ. Tout petit comité. C'est un bide pour l'orga qui avait enregistré plus de 500 inscrits au précédent WET breton (le choix dans la date y est pour beaucoup). On se dit que c'est dommage, mais en fait, ça permet de vraiment discuter avec tout le monde, et l'esprit trail ressort complètement. Tout ce que j'aime.

 

 

9h30, c'est parti.

 

Pas trop vite pour une fois. Sans échauffement, difficile de partir comme une balle. Le terrain est varié. On traverse les dunes herbeuses par des petits singles, puis on rattrape un sentier technique le long d'un bras de mer-fleuve. Ca tournicote, c'est cassant, plein de pierres qui affleurent. Super agréable pour 10 km. On est calé derrière un V2 (en général, ils ont l'expérience et font de bons lièvres quand on a tendance à aller trop vite)

10ème : ravito. Le chrono affiche 45'. Bon, ok, vu le temps, on n'est sûrement pas au 10ème !. Je dépose le coupe vent aux bénévoles et on part dans les bois, sur une partie nettement plus roulante. Jean-Philippe prend les commandes et allonge un peu la foulée. On retrouvera une section technique dans les bois puis c'est le retour vers le camping. Des trailers qui se sont plantés de chemin nous reprennent et Jean-Philippe les suit. Je laisse partir et finirai 2' derrière.

Je boucle les 20km en 1h41. Content. Une bonne mise en jambes. Le parcours était sympa, même si j'aurais apprécié de voir plus la mer.

 

Repas chaud, temps frais

 

Réunis autour de la table, on se réchauffe l'estomac. Je bouffe comme d'habitude (beaucoup !). On en profite pour refaire l'étape et faire connaissance avec les autres.

L'après-midi est un peu longue. On fait une peu de récup' et d'étirements, puis on en profite pour aller sur la plage. Le vent est toujours aussi fort et les kite-surfs illuminent le ciel gris. La mer est formée et les types enchainent les bords et les sauts. Waou, impressionnants !

                         

 

16h, l'heure des crêpes. en fait, ce samedi, c'est journée bouffe !

 

 

19h andouillette-purée. Finalement, le défi est là : être capable de se faire péter la panse avec des produits légers (!) et d'enchaîner avec une course au taquet.

 

12km nocturne

 

Musique à fond sur la ligne de départ. Echauffement collectif. Tout le monde rebondit, danse sur Seven Nation Army. Le cri de guerre du WET est lancé.

 

 

L'estomac considérablement alourdi, nous partons tous, quel que soit notre niveau, comme des fusées. Les relents d'andouillette poivrée s'échappent ostensiblement. On est probablement au delà de 13 à l'heure, je regarde ma montre : 17'. Faut que je ralentisse, je ne tiendrais jamais une heure comme ça. Je laisse Jean-Philippe une fois de plus s'éloigner dans la nuit, et je reste tranquillement derrière 2 gars légèrement plus rapides que moi. Mais ils sont partis trop vite. A la faveur d'un sentier technique, je les rejoins puis dans une descente, trop timorés, je les double. Je pense qu'ils vont recoller mais ils resteront 30'' derrrière. On traverse un blokhaus illuminé par des torches (superbe) pour finir dans les mêmes dunes que le matin, mais dans le sens inverse.

Je franchis la ligne en 1h, toujours avec le GO et la sono enflammés. Cette ambiance est décidément top.

L'objectif était de faire ce trail nocturne sur la réserve pour conserver des forces pour le lendemain, c'est loupé. Totalement pris au jeu, on s'est lâché. Je sens que mes mollets sont un peu durs et je m'inquiète déjà pour la troisième étape...

La soupe nous attend sous le chapiteau (alors que l'andouillette est à peine digérée). Ca réchauffe bien, et on part vite récupérer. Jean-Philippe s'est acheté les chaussettes de récup' BV, et moi, je tente l'effet contention des chaussettes de foot ! Je les porte toute la nuit et le miracle s'opère puisque je me lève avec des mollets tous neufs !

 

8h30, départ du 27km

 

Le beau temps est de retour ! On va courir sous le soleil, c'est sûr, mais à 8h, il caille dur. Ce sera tee-shirt, maillot rose et manchettes pour moi.

 

                             

 

La grosse question est de savoir si les jambes vont tenir. Je teste les gels anti-oxydants sur ce weekend et pour l'instant pas de souci.. Le parcours nous emmène au sud pour remonter par la côte sur 14 km. Dès les premiers kilo, je sens que les cuisses sont un peu dures, et qu'il sera difficile de maintenir l'allure.Je reste au contact sur 6-7 km puis je laisse filer. Je préfère ne pas me cramer. J'arrive au ravito du dix, Jean-Philippe est là, me demande s'il m'attend ou pas. Je lui dis de filer car il a de bonnes jambes. Je discute avec les bénévoles, sors l'ipod (l'arme anti-douleur ?) et je repars avec le wagon suivant. Etonnament, cette petite pause de 2-3 minutes m'a fait du bien. Je me suis juste bien refroidi. On est trois, on roule entre 11 et 12 et on file comme ça jusqu'au 15-16ème. Marée basse : on court sur les rochers, on essaye de ne pas glisser, de bien voir les points de peinture. Je fais une petite erreur et le temps de revenir sur la marque, mes compagnons ont pris 100m d'avance. Je ne les reverrai plus. Je ne tente pas d'accélérer pour les raccrocher sinon je vais me griller.

20ème : 1h48. Les premiers sont passés en 1h20. Ce sentier côtier n'est pas difficile (heureusement), la vue est splendide.

 

 

L'Ile de Groix est complètement dégagée et semble si proche... Dernière section, les poires au dessus du genou commencent à siffler. Je connais trop bien cette musique synonyme de crampes. J'ai bu j'ai mangé...je suis juste fatigué alors ? :)

Je marche, je cours sur 1-2 km. Je reçois un SMS de Xav. Le temps de répondre, ça me fait une petite coupure et je repars en courant. Je me fais rattraper par notre ami V2. Il nous reste 2km, dont un sur la plage. Sa compagnie m'oblige à courir jusqu'au bout.

On franchit la ligne main dans la main en 2h34. Merci ami toulousain, tu m'as filé un précieux coup de main. Jean-Philippe est là depuis un peu plus de 15 min.

L'ambiance est toujours au top, ça s'égosille dans le micro, ça crache des watts.

 

Je finis ce parcours avec un temps cumulé de 5h15.

J'ose à peine imaginer l'ambiance qu'on pourrait mettre si on se pointait avec toute une équipe de roses là-dedans !!!

 

C'est un très beau concept, franchement...Une très belle organisation, avec des moyens, du matériel et des bénévoles super sympas. C'est un peu bateau à dire mais quand c'est vrai...

 

Et comme à chaque fois, vivement le prochain !

 

 

 

 

Commenter cet article

l'alchimiste 25/10/2010 19:03


Bien joué l'ami... les courses me font envie... les nuits: bcp moins!!!! ;-)


Arno le Fou 25/10/2010 15:58


Tout a fait d'accord avec vous (jusqu'au relent d'andouille poivrée !!)! Ce fut une très belle aventure. Du genre de celle qu'on voudrais vivre plus souvent. Bide pour l'organisateur, pas tant que
ça car je pense que c'est justement ce petit nombre de coureurs (motivés !) qui a fait que ce Défis des Korrigans soit si magique pour tout le monde, quelque soit le niveau de chacun. Au plaisir de
se revoir amis traileurs.